Fantomes

Victor Lustig, l'homme qui "vendait" la Tour Eiffel

 

Lustig, un nom qui donne le ton: en allemand, il prête à rire puisqu'il est drôle.

Un nom comme une prophétie du destin de celui qu'on retient comme l'un des escrocs les plus marquants du XXème s.: Victor Lustig.Un homme à histoires bien que sans histoire: les paradoxes ne sont-ils pas la clé de la circulation du sens et leur caution dans l'ombre? Les escamoteurs dont Lustig s'invente une digne succession le savent: les étincelles les plus vives sortent là où on les croit éteintes pour brûler les certitudes et confondre le chaos.

Ce n'est pas un hasard si Victor Lustig est né avec l'électricité, en 1890 et à la porte du siècle des fantasmagories marchandes et de la ville-spectacle: un spectacle qu'il portera sur la scène exubérante et sans précédent de son existence comme une sottie savante.

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